La Guerre olympique, de Pierre Pelot

Glaçant.

Ce roman présente un futur où des sportifs, sur-entraînés et sur-dopés, s’affrontent tous les deux ans. Ils représentent soit le « camp rouge » , soit le « camp blanc » . Et nous assistons bien non pas à des Jeux, mais une Guerre Olympique. Tous les coups y sont permis, même les plus vils (surtout les plus vils…).

Et pour le camp perdant, comme dans toute guerre, une sentence démographique : dix millions de morts, choisis dans leur rang (mais parmi les déviants,déliquants, subversifs, artistes…) Et la sentence est immédiate, grâce à l’implantation de ces micro-bombes dans le cerveaux de tous les citoyens, et qui explosent dès la proclamation des résultats.

Panem, circences, et paix sociale ?…

Quelques grands romans ont abordé le dévoiement de l’esprit de compétition. Si « W ou le souvenir d’enfance » de Georges Perec est bien évidemment le premier qui me vienne à l’esprit, cette Guerre olympique, de Pierre Pelot, occupe également pour moi, dans une vision totalement différente, une place très importante.

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