Locus Solus, de Raymond Roussel

Locus Solus, c’est un serpent qui se mort la queue. Un savant, Martial Canterel, invite ses collègues à visiter son domaine : Locus Solus. Dans le jardin de celui-ci, des inventions étranges et des dispositifs étonnants. Ce Locus (le « lieu ») Solus (« seul », dans le sens de « unique »), ce « lieu unique », c’est la parole, la langue… Comme toujours chez Raymond Roussel, ses oeuvres s’inscrivent non pas dans le Monde, mais dans le Verbe. D’ailleurs, le nom même du savant parle de lui-même : Martial, comme le poète latin, et Canterel, parent étymologique du mot « conteur »… Nous voila donc, lecteurs, invités par Raymond Roussel le Conteur, dans les méandres du langage, pour admirer les constructions baroques et les animaux savants qu’il a assemblé pour nous : voila donc ce qu’est Locus Solus. Décidément, un ouroboros : un serpent qui se mord la queue…

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